Sur place ou à emporter

Si nos années passées en DSAA ont été l’occasion de nous interroger personnellement sur nos pratiques de design — par le biais de l’écriture d’un mémoire et par la construction d’un projet — elles ont aussi été marquées par les rencontres d’autres étudiants, avec lesquels nous avons pu partager et développer nos conceptions du design. En début d’année, nous avons appris qu’Hélène et Léa, deux de nos anciennes comparses d’atelier, avaient monté un projet de sérigraphie dans les rues nantaises. Naturellement, nous avons été curieuses d’en savoir un peu plus sur leur projet et ce qui les y avait menées. Ce fut l’occasion d’échanger sur leurs actions menées au cours de leur service civique jusqu’alors, sur le monde associatif, et de revenir sur la fin de nos études lors d’un entretien Skype, le 7 juillet dernier.
Comment définiriez‑vous Sur place ou à emporter en trois mots ?
Hélène et Léa : Lien, rue, sérigraphie, et peut‑être aussi… poésie ?
« Notre idée, c’est de créer du lien entre les gens, de poétiser le quotidien pour favoriser le vivre ensemble, à travers la pratique artistique, les arts graphiques, et plus particulièrement la sérigraphie. »

Qu’est‑ce que Sur place ou à emporter ?
Hélène : Notre idée, c’est de créer du lien entre les gens, de poétiser le quotidien pour favoriser le vivre ensemble, à travers la pratique artistique, les arts graphiques, et plus particulièrement la sérigraphie. C’est également faire en sorte que les gens puissent se rencontrer grâce à ces pratiques. C’est pour cela que nous avons investi la rue, et plus particulièrement le quartier nantais de Malakoff qui est un quartier populaire de la ville.

Comment en êtes‑vous arrivées à un tel projet ?
Léa : En fait, quand nous sommes arrivées à Nantes, nous ne connaissions ni la ville ni le quartier. Nous sommes arrivées en ne sachant même pas quel serait notre projet. Nous étions volontaires en service civique grâce au programme Rêve et Réalise d’Unis‑Cité (c’est l’association qui a permis aux services civiques de connaître leur forme actuelle, alors qu’ils ont existé pendant dix ans sans véritable statut légal, ndrl.), ce qui nous donnait deux contraintes : notre projet devait cibler des bénéficiaires spécifiques (enfants malades, chômeurs, etc.), et devait avoir une dimension soit solidaire, soit sociale, soit culturelle. Avec un projet dans la rue, nous ciblions un peu tout le monde et nous nous sommes rendues compte que si notre projet était culturel, alors il serait forcément social.

Hélène : En novembre 2016, nous avons débuté notre programme par une période de prospection. Nous avons fait une analyse du territoire, puis nous avons rencontré plein de gens, et avons fait des repérages, avant de décider de travailler à Malakoff. C’était vraiment une analyse complète sans laquelle nous n’aurions jamais rencontré les bonnes personnes. En discutant avec des membres de l’Équipe de Quartier, nous avons découvert que les projets locaux étaient vraiment axés sur l’animation de rue, l’espace public… Ce que nous proposions était complètement en lien avec ce qui se développait sur ce territoire.

Nous avons rencontré un collectif regroupant différentes associations nommé le collectif du Passage, qui anime la place d’Angleterre chaque vendredi. Une fois par semaine donc, des associations proposent de lire des livres (Nantes lit dans la rue), ou bien de participer à des activités comme le Mölkky, des jeux de ballons…. L’enjeu des ateliers du vendredi est de repartager l’espace public et de faire en sorte que ça ne soit pas toujours les même personnes qui occupent celui‑ci. Lorsque nous sommes arrivées, cela faisait deux ans que le collectif du Passage animait ces activités, les enfants étaient habitués à descendre chaque vendredi sur la place au rendez‑vous de 16h. En revanche, ce qui manquait était un projet fil rouge pour faire en sorte que les enfants s’intéressent et s’impliquent dans les activités proposées.L’implication, c’est un véritable problème quand on met en place des ateliers de rue, qui peuvent rapidement s’assimiler à de la consommation : les participants viennent puis repartent comme elles le veulent. Nous avons donc inscrit nos ateliers dans ce contexte en proposant des projets qui « fidélisaient » le public : les participants pouvaient construire une cartographie, ou bien réaliser des cartes postales, grâce à plusieurs ateliers. Ainsi, ils pouvaient participer à un projet collectif sur le long court, tout en (re)découvrant les procédés que nous utilisions. Nous avons donc proposé ce projet, et cela a plutôt bien marché.

Le collectif a donc été une sorte de tremplin pour votre projet ?
Hélène : Construire ce type de projet sans connaître la ville ni le public, ce sont des choses qui ne se font pas en un mois ! C’est pour cela que nous étions en lien avec d’autres associations. Par exemple, Nantes lit dans la rue est une association composée de personnes qui sont à Malakoff depuis dix ans : ses membres connaissent toutes les familles, les enfants, et les problématiques que l’on peut rencontrer dans le quartier. Nous nous sommes appuyées sur eux pour développer notre projet, que nous n’aurions pas pu faire seules, ni sans avoir un minimum d’appui institutionnel. Ça aurait été plus compliqué sans en tous cas.

« Plutôt que d’aller chercher les personnes et de les amener dans un atelier, nous avons pris l’endroit où se trouvaient des personnes et leur avons amené l’atelier. »

Nous avons vu que vous aviez construit une charrette ? Pourquoi ?
Hélène : C’était pour amener l’atelier de sérigraphie dans la rue, car c’est là l’une des problématiques des ateliers de rue… c’est‑à‑dire que les participants qui viennent à l’atelier de rue ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui viennent aux animations plus institutionnelles de la Maison de Quartier. Donc plutôt que d’aller chercher les personnes et de les amener dans un atelier, nous avons pris l’endroit où se trouvaient des personnes et leur avons amené l’atelier.

Léa : Notre charrette nous sert à faire les tirages de sérigraphie, mais pour l’insolation des cadres nous utilisons l’atelier de sérigraphie d’un lieu partagé par des associations et des créateurs. Cela nous a permis de rencontrer des personnes qui nous ont données plein de conseils en matière de sérigraphie. Tout ce que nous savions jusqu’alors dans le domaine, c’était ce que nous avions appris à l’ÉSAAT, mais ce n’était pas complet. Là par exemple, nous avons appris qu’il nous fallait contre‑racler pour bien déposer l’émulsion sur les cadres. Nous connaissons de vraies astuces de sérigraphes maintenant !

Comment avez-vous fait pour construire votre charrette ? Vous avez utilisé des plans ?
Léa : Il n’y avait pas de plan, le plan était dans nos têtes (rires).

Hélène : À la base nous avions un plan global, mais il y a des petites choses que nous avons rajoutées au fur et à mesure en réalisant qu’il serait plus pratique si nous mettions une poignée ici ou une étagère là… Même maintenant en l’utilisant, nous nous rendons compte qu’il faudrait améliorer quelques petits détails parce que nous expérimentons des choses qui ne fonctionnent pas tout le temps.

Pourquoi avoir choisi la sérigraphie plutôt qu’une autre technique, qui aurait pu être plus simple à mettre en place ?
Léa : En arrivant ici, nous ne nous l’avouions pas vraiment, mais nous avions déjà très envie de faire de la sérigraphie. Dès le premier jour de notre service civique, il y avait une semaine d’intégration au Solilab (il s’agit d’un endroit avec de nombreux espaces de travail pour l’économie sociale et solidaire et avec beaucoup d’entrepreneurs, ndrl) avec tous les participants au programme dont nous faisions partie. Il y avait un espace de récupération dans lequel nous avons remarqué un petit vélo/triporteur, et nous nous sommes directement dit que ce serait idéal d’avoir quelque chose comme ça. Mais nous nous disions que c’était beaucoup trop compliqué, que nous n’avions aucun matériel… nous nous étions donc plus ou moins résolues à nous dire que nous ferions des pochoirs, des dessins, etc. et que la sérigraphie ce serait peut‑être pour dans dix ans ! Et puis au bout d’un mois nous avons réalisé que c’était complètement à notre portée, et que, surtout, ce serait beaucoup plus pratique ! Ça allait dans la logique de nos ateliers et finalement c’est même devenu un élément central dans notre pratique qui remporte beaucoup de succès ! Tant et si bien qu’un mois et demi après que notre charrette soit terminée, avant même que nous ayons eu le temps de nous installer pour un atelier, nous avons eu une demande étonnante : un homme est arrivé et nous a demandé s’il était possible de louer notre charrette, en évoquant le Ramadan… Nous lui avons dit que ce n’était pas possible, car notre charrette était conçue pour faire de la sérigraphie et qu’elle ne s’adaptait pas à autre chose. Apparemment il voulait faire un stand pour le Ramadan, nous n’avons pas trop compris, peut‑être s’agissait‑il d’en faire un stand pour manger pendant la nuit ?

Hélène : En revanche nous nous sommes rapidement rendues compte que l’une des problématiques à laquelle nous allions nous confronter avec la sérigraphie dans la rue c’était la météo : si il y avait trop de vent, l’encre séchait, s’il faisait trop chaud, l’encre séchait… nous avons fait de la sérigraphie alors qu’il faisait 36°C ! Dès le premier tirage, le cadre était déjà bouché… c’était horrible, alors même que nous nous étions installées à l’ombre sous un arbre.

Lors de votre service civique, que faisiez‑vous quand vous n’animiez pas les ateliers du vendredi ?
Léa : Un million de choses ! (rires)

Hélène : Au départ, nous préparions les ateliers et construisions la charrette. Lorsque nous l’avons terminée, nous avons commencé le projet cartographie qui nous a pris beaucoup de temps car cela demandait beaucoup d’organisation : nous avons planifié un nombre défini d’ateliers et d’étapes à respecter. Ensuite, nous avons monté un dossier auprès de la Maison de Quartier pour tenter de poursuivre notre projet après le service civique. En parallèle de tout cela, nous avons aussi participé à des ateliers organisés avec d’autres associations. Pour la clôture d’Unis‑Cité, nous avons créé un « porteur de parole » en sérigraphie, comportant les mots « je rêve », puis un espace où les participants pouvaient écrire leurs rêves. Cela nous a finalement permis de construire tout un mur de rêves. Pour la semaine du logement, nous avons proposé un atelier de tapisserie sérigraphiée que nous avons collée sur une porte du CUB (le Centre Unique de Bricolage, là où Hélène et Léa ont construit leur charrette, ndrl). Lors d’une fête des enfants du quartier, nous avons également réalisé des cartes postales « bisous de Malakoff » avec de petits immeubles sur lesquels les enfants pouvaient redessiner leur quartier.

Vos ateliers s’adressaient donc plutôt à des enfants ou également à des adultes ?
Hélène : Le fait de faire de la sérigraphie dans la rue implique énormément de monde parce que beaucoup de personnes ne savent pas de quoi il s’agit. Sur nos ateliers en intérieur, le public dont nous captions l’attention était constitué d’enfants entre quatre et dix ans. Mais dès que nous sortions la charrette et le matériel de sérigraphie, nous captions des personnes qui étaient habituellement observatrices : des adolescents et même des parents qui étaient intrigués et se demandaient comment ça marche. Dans ces cas‑là nous expliquions comment cela fonctionnait techniquement. Ce qui est bien avec la sérigraphie c’est que cela parle à d’autres personnes, et des personnes qui n’ont pas l’habitude de prendre part à des ateliers.

En dehors des séances de sérigraphie, nous organisions des ateliers comme par exemple des pochoirs, mais dans l’imaginaire des gens cela se réfère plus à des activités pour des enfants. Il y avait des parents, des adolescents qui venaient parfois mais ça ne durait que cinq minutes avec eux, alors qu’un enfant participait pendant un temps beaucoup plus long, il ne faisait pas que s’essayer au pochoir ou aux formes à peindre, il s’impliquait beaucoup plus et si cela lui plaisait vraiment, il en redemandait et pouvait rester tout le temps de l’atelier avec nous.

Léa : Souvent, dans le public adolescent, une majorité de filles nous rejoignaient, et nous voulions trouver un moyen de capter aussi les petits garçons. Ils étaient là avec leurs ballons de foot mais ne venaient pas nous voir. Nous avons rapidement compris que selon eux, c’était un peu la honte de « faire de la peinture » devant leurs amis. Quand ils ont vu que la sérigraphie c’était autre chose que de faire de la peinture, ils se sont davantage intéressés et voulaient savoir comment cela marchait, sans toutefois essayer. Pour la carte, l’élément qui a fait venir des garçons était qu’ils se rendent compte que celle‑ci leur permettait de se repérer dans l’espace, et de retrouver sur la carte les endroits du quartier qu’ils aimaient. Ils ne touchaient pas aux pinceaux mais s’intéressaient à la partie technique de ce que nous mettions en place.

En parlant de la carte, à quoi celle‑ci sert‑elle ?
Hélène : En fait, la cartographie ne s’adresse pas forcément aux personnes extérieures du quartier, mais plutôt à ses habitants. Elle permet de situer les endroits qu’ils apprécient, en signalant les endroits phares par des petits pictogrammes par exemple… Nous l’avons positionnée près des endroits fréquentés par les enfants et familles comme les écoles, les parcs, la Maison de Quartier, les jardins partagés, les composteurs, etc. Car en plus d’être enclavé, le quartier de Malakoff est séparé en deux par un boulevard : le public de la droite du boulevard n’est pas le même que celui de la gauche, notamment parce que les enfants ont interdiction de traverser. C’est la raison pour laquelle nous avons installé la carte de chaque côté du boulevard. La cartographie se trouve également sur la Maison des Hautbans (Maison de Quartier de Malakoff), et nous l’avons aussi sérigraphiée sur du papier pour faire un plan à destination des enfants qui ont pris part au projet, et qui sera également distribuée à l’inauguration des grandes cartes. En parallèle, nous allons installer une signalétique faite de grandes pancartes peintes avec des enfants pour montrer les directions des lieux.

« Ce n’est pas facile de travailler à deux ! C’est intéressant, mais complexe. »

Revenons un peu sur votre pratique à toute les deux : comment se passe le travail en duo ? Vous avez chacune vos spécificités ou vous partagez tout ?
Hélène : Au début nous travaillions tout le temps ensemble, nous demandions tout le temps l’avis de l’autre… et une simple décision nous prenait un temps fou, c’était très lent et nous avions l’impression de ne pas avancer !
Léa : Pour l’écriture, nous nous sommes rendues compte que cela allait beaucoup plus rapidement si dans un premier temps nous nous répartissions les tâches, et qu’ensuite nous mettions en commun notre travail pour pouvoir le reprendre ensemble. Pour le graphisme, nous ne sommes pas encore aussi rôdées. Pour certains projets, comme par exemple la carte sérigraphiée, la répartition se faisait naturellement. Nous avions un visuel pour la carte, puis Hélène a mis en page les témoignages tandis que je me suis occupée de présenter le projet et de réaliser la page de couverture. Mais sur d’autres projets comme l’identité visuelle de Sur place ou à emporter c’était plus long et moins évident. En fait, plus ça va et plus notre façon de travailler est moins dans la confrontation…. Mais ce n’est pas encore acquis. Ce n’est pas facile de travailler à deux ! C’est intéressant, mais complexe.
Ça prend du temps, nous le voyons nous aussi ! Mais c’est quand même plus intéressant que de travailler toute seule, non ?
Hélène : Hum…. Ça dépend pour quoi ! Nous travaillons ensemble pour Sur place ou à emporter, en animant les ateliers et en faisant de la médiation. Mais pour notre activité dans le graphisme, notre idée est de travailler chacune indépendamment l’une de l’autre. Sur place ou à emporter n’a pas comme objectif de devenir un studio dans lequel nous travaillerons toutes les deux. Il s’agit vraiment d’ateliers et d’animations autour de la sérigraphie.
Comment vous est venue l’idée de faire ce service civique ? En sortant de formation vous êtes‑vous dit « lançons‑nous ensemble ? »
Léa : Pas du tout ! En réalité c’était un peu du hasard. À la sortie du DSAA — je pense que c’était aussi le cas pour vous aussi (rires) — nous nous sommes retrouvées un peu perdues dans la nature, en nous demandant ce que nous allions bien pouvoir faire… C’était affreux cette situation dans laquelle nous réalisions que nous avions un master mais pas de travail. Nous essayions tous de trouver quoi faire de nos vies, et Hélène est tombée sur l’annonce de Rêve et réalise…
Hélène : Oui, parce que je cherchais à faire un service civique. Quand j’ai découvert cette annonce, je l’ai postée sur le groupe Facebook de notre classe en demandant qui voulait faire un projet avec moi, et Léa était partante !
Quels sont les futurs projets de Sur place ou à emporter ?
Hélène : Il y a des projets que nous voulions réaliser à Malakoff, mais pour lesquels nous avons manqué de temps. Par exemple, nous voulions créer une dynamique autour d’un jardin partagé qui n’est pas énormément exploité, en l’entourant d’une installation.
Léa : Nous allons peut être élargir notre projet de cartes postales en créant une correspondance entre le quartier Malakoff et le quartier des Olivettes, puisqu’ils sont juste l’un à côté de l’autre. Cela pourrait être intéressant de créer du lien entre quartiers. Et puis maintenant que vous avez votre charrette, vous pouvez vous rendre n’importe où !
Léa : Oui ! Nous voudrions participer à la rentrée au festival Bar-bars à Nantes, car cette année il y a un partenariat entre les bars qui participent au festival et le CLAP qui est l’organisme qui nous a financé. Donc nous allons faire de la sérigraphie dans un bar.
Pouvez‑vous nous rappeler sur quelles thématiques étaient vos deux mémoires respectifs ainsi que vos projets de diplôme ?
Léa : J’ai travaillé sur les ratés de la parole, les baragouinages, les mots mangés. J’avais fait une application nommée Hein ? s’adressant aux jeunes préparant des oraux ou aux personnes passant des entretiens d’embauche. En répétant leur discours devant l’application, celles‑ci enregistraient leurs paroles, et les caractéristiques propres à chacun étaient typographiquement retranscrites. Comme par exemple les tremblements de voix ou le débit de parole. Cela permettait aussi de voir quels étaient les tics de langage en mettant en avant les mots les plus ou les moins prononcés. L’application pouvait aussi être utilisée comme une « bibliothèque de ratés », et permettait de faire des compositions à la manière de cadavre exquis et de réécouter les mots enregistrés une fois recomposés.
Hélène : J’ai travaillé pour ma part sur le graphisme engagé. J’ai fait un kit graphique à base de modules, soit pour proposer des ateliers, soit pour faire du graphisme dans l’urgence ou avec peu de matériaux. Le kit était composé de tout un répertoire de formes découpées au laser, de typographies sous la forme de tampons. Ces outils m’ont permis de présenter toute une déclinaison de choses possibles et imaginables.
Dernière question ! Nous nous décrivons comme un atelier de design co‑main, que vous évoque ce jeu de mot / jeu de mains ?
Léa : Cela m’évoque une pratique qui peut être artisanale, avec les mains, dans l’expérience, dans l’expérimentation… et la notion de groupe est évidente !
Hélène : Moi ça m’évoque le fusionnement ! Quelque chose de sensible, très texturé très… cela me fait penser à du print !
Merci à Hélène et Léa pour ces éclairages sérigraphiques !
N.B. : Depuis la réalisation de notre interview en juillet, Hélène et Léa ont finalement décidé de ne pas poursuivre leurs activités entreprises avec Sur Place ou à emporter, préférant se concentrer chacune sur leurs pratiques personnelles et le développement de leurs activités respectives en tant que designers graphiques indépendantes.

    

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